Tous les guides

Comprendre · Guide 02

Comment fonctionne un agent IA ?

Un agent utilise un LLM pour choisir et enchaîner des actions. Les outils, la mémoire et les règles d’arrêt sont fournis par le logiciel qui l’entoure.

8 min · Les bases
Un humain place une carte mission au centre d’une boucle où de petits robots observent, choisissent un outil, agissent et vérifient.
Le mécanisme en une phrase

Le résultat d’une action est renvoyé au modèle, qui choisit alors la suivante ou décide de s’arrêter.

  1. 01ObserverLire l’objectif et l’état actuel
  2. 02DéciderChoisir la prochaine action utile
  3. 03AgirAppeler un outil avec des paramètres
  4. 04VérifierComparer le résultat au but
La boucle de travail simplifiée d’un agent
01

Le modèle propose l’action, le logiciel l’exécute

Le LLM peut demander une action. Le programme vérifie qu’elle est autorisée, l’exécute, puis lui transmet le résultat.

À chaque tour, l’application transmet au modèle l’objectif, l’historique utile, l’état de la tâche et la description des outils disponibles. Sa réponse peut alors demander une recherche, un calcul ou l’appel d’une fonction métier.

02

Le programme relance le modèle

Dans un chatbot classique, l’utilisateur choisit quand lancer l’étape suivante. Dans un agent, le programme peut relancer le modèle après chaque résultat, jusqu’à la fin de la tâche ou l’atteinte d’une limite.

Objectif
  1. 01Observer
  2. 02Décider
  3. 03Agir
  4. 04Vérifier
La vérification alimente le tour suivant — ou déclenche l’arrêt.

Après chaque action, le système ajoute le résultat au contexte : page trouvée, message d’erreur, fichier créé ou test échoué. Le modèle choisit alors l’étape suivante. La boucle s’arrête quand l’objectif est atteint, qu’une limite est rencontrée ou qu’un humain doit reprendre la main.

Exemple : pour préparer une réunion, l’agent peut retrouver le dernier compte rendu, en extraire les décisions puis ouvrir un brouillon. Si le document est introuvable, la boucle doit s’arrêter ou demander où le chercher.

L’agent paraît autonome parce que le logiciel relance la boucle sans nouvelle demande de l’utilisateur. Son action reste bornée par les outils disponibles, les permissions et les règles d’arrêt.

03

Les outils donnent accès au reste du système

Un LLM seul produit une sortie. Pour consulter une base, calculer un montant ou modifier une application, il doit passer par un outil exposé par le logiciel.

Un petit robot choisit entre une loupe, un outil technique et un dossier avant d’agir sur une tâche.
Le choix de l’outil et de ses paramètres fait partie de la décision de l’agent.

Le modèle reçoit le nom de chaque outil, ce qu’il permet de faire et le format des paramètres à fournir. Il peut alors demander d’utiliser un moteur de recherche, une calculatrice ou une fonction métier, par exemple pour créer un ticket. Le programme effectue l’appel et lui renvoie le résultat.

04

La mémoire n’est pas automatique

À chaque tour, le modèle ne voit que les éléments que l’application remet dans son contexte.

MaintenantContexte actifConsigne, échanges, résultats récents
Pendant la tâcheÉtat de travailÉtapes faites, variables, erreurs à corriger
Si prévuMémoire externeFichiers, base, historique explicitement relu
Un agent ne se souvient que de ce que son système conserve et lui redonne.

Comme ce contexte est limité, le logiciel doit trier : conserver une contrainte, résumer les étapes terminées, stocker un résultat ou retrouver une note plus ancienne. Une information omise par ce mécanisme n’est plus visible par le modèle.

05

Les limites font partie du système

Chaque action doit être assortie de permissions, de limites et d’une règle d’arrêt.

Un robot s’arrête devant une limite, un autre vérifie un résultat et un humain récupère la mission en cas d’escalade.
Quand une action sort du cadre prévu, le système la bloque ou demande une validation humaine.
  • Permissions : l’agent n’accède qu’aux outils et données nécessaires.
  • Validation : une action irréversible exige une confirmation explicite.
  • Budget : la boucle s’arrête après un nombre de tours, une durée ou un coût définis.
  • Traçabilité : les appels d’outil, leurs paramètres et leurs résultats sont journalisés.
  • Escalade : le système interrompt la boucle lorsqu’une information ou une autorisation requise manque.
06

Chatbot, workflow ou agent ?

Un chatbot, un workflow et un agent peuvent tous s’appuyer sur un LLM. La différence principale tient à celui qui choisit l’étape suivante.

ChatbotL’utilisateur garde la main
WorkflowDes étapes prévues
AgentUne boucle adaptative
Parcours
L’utilisateur relance chaque tour
Chemin défini à l’avance
Étape suivante choisie en cours de route
Décisions
Le modèle formule le texte
Le code choisit les branches
Le modèle propose une action parmi celles autorisées
Bon usage
Expliquer, rédiger, dialoguer
Processus stable et répétable
Tâche dont le parcours varie selon les résultats